A toutes les victimes de la bêticide

A toutes les victimes de la bêticide

dimanche 30 juillet 2017

Y a de quoi ce marais ! Nav

L'Eveil des lucioles

Suite à la dégradation de matériel professionnel (cuves pour récupération de pluie percées) au Jardin Baroque de Lindouar (Plougastel-Daoulas), l'association Parallèle Prod prépare les rendez-vous de "l'Eveil des lucioles". 
Il s'agit de veiller au champ, muni de bougies, durant les nuits du 04, 05 et 06 août. 
Sur inscription et places limitées jusqu'à 10 personnes par soirée (possibilité de nuit tournante). 
Emplacement possible pour des tentes. 
Venir accompagné d'instruments de musique, de bougies et de nourriture. 
Renseignements et inscription à : disentus@gmail.com 


Aucun texte alternatif disponible.

 
Cuves percées. Didier, gérant de l'épicerie fine "day by day" de Brest (hall st louis) m'a remis 6 bidons de 30 L afin de m'apporter son aide et de répondre concrètement à l'acte de vandalisme. Le contenu des bidons est d'origine végétale, écocertifié et avec des colorants naturels. ils seront bien utilisés pour la récupération d'eau de pluie.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, personnes debout



samedi 27 mai 2017

Installation en permaculture

 Actualisation le 27 mai 2017


Je recherche un/une partenaire pour une installation en permaculture sur le Finistère (Plougastel Daoulas), au Jardin Baroque de Lindouar. Priorité à l'entente fraternelle, la confiance réciproque, le respect du sol et du vivant

Personne rigoureuse, enthousiaste et autonome. Projet autogéré qui tendrait à terme vers l'autonomie, avec en filigrane la notion de résistance au saccage perpétré par l'activité agro-industrielle sur Plougastel (plus de précisions en off).

Mise à ma disposition, sous forme de droit d'usage, avec deux propriétaires (accord de gratuité sur 9 ans, renouvelable par tacite reconduction) d'un 1 ha de terre, en friche depuis 15-20 ans. Le principe de propriété est exclus. Plusieurs essences d'arbres dont la présence de pommiers et d'un arbre remarquable, le cormier. Possibilité à moyen terme d'exploiter plus de 2 ha. Mention "Nature et Progrès" obtenue. Applications des principes de la biodynamie.

Qualification acquise (ou en cours d'acquisition) pour entreprendre la conduite de productions végétales  (responsable d'exploitation agricole, maraîchage biologique). Expérience facultative. Fortement apprécié si DJA obtenue ou en cours d'obtention. Choix commun du modèle à mettre en place à partir de pratiques appréciées ailleurs en permaculture (en cours de réflexion). Prévoir un apport personnel minima aux fonds propres.
  
Statut juridique  : je suis moi-même en entreprise individuelle agricole, pour l'instant cotisant solidaire.

Estimation des besoins humains : 1,5 Unité de Travail Annuel fixée au départ (dont 0.5 UTA à ma charge)

Revenus distribués en fonction de l'investissement de départ, du temps passé à quatre pattes, de la répartition des tâches (production/gestion) : tous ces points restent à préciser.

Possibilité d'hébergement dans les premiers temps, à déterminer (visites des enfants). Pas de loyer à payer mais participation aux charges (nourriture,...).

Démarrage des chantiers de défrichement : été 2016 (8000 m2 déjà défrichés). Travaux de préparation du sol et élaboration des techniques de culture réalisés (exemple : butte). Mise en place des premières cultures réalisées (fèves, fraises, oignons, bettes, épinards, pdt, pois, courgettes, poivrons, tomates, carottes, radis, salades,...) sans oublier les fleurs. Utilisation du breton pour nommer les plantes. Implijet eo ar brezhoneg da lakaat da wel anvioù al legumaj

Prospection pour les débouchés : juin 2017. Paniers pour les particuliers (déjà une dizaine de personnes intéressées) et restaurateurs. Usage de la monnaie locale (heol) envisagé.

Choix en conscience de ne pas produire des hybrides.

Prévisionnel système viable : 2 à 3 ans 

Mes diplômes : BTA généraliste, BTS technico-commercial option : produits carnés, BEPA adulte conduite d'élevage ovin.

Possibilité d'une aide de la région Bretagne pour les + de 40 ans, titulaire d'un BTA et installé(e) à titre principal(e)

Points à régler : accès à l'eau (en place 2 cuves de 1000 L chacune, implantation d'un tunnel, animaux,...), demande d'autorisation d'installation d'une cabane de 20 m2 en cours,...

Contact : 09 52 38 21 19 ou disentus@gmail.com

David Derrien ou dédé l'Abeillaud


Avant


Après










jeudi 4 mai 2017

L’image contient peut-être : texte Défection pour une déjection démocratique
Mes derniers positionnements sur le second tour des élections présidentielles méritent peut-être quelques précisions sur mon histoire sociale qui ressemble de près à tout ce "petit peuple laborieux" et oubliés qui votera massivement pour Marine Le Pen.
Je suis affilié à des générations de travailleurs/petits paysans côtiers du Léon. Les plus proches de mes ancêtres santécois ont basculé dans le communisme au coeur d'un pays de culs bénis. Je ne connais pas leurs motivations. Ce que je sais c'est que leur lutte sociale se concrétisait bruyamment et principalement dans des altercations alcoolisées avec les culs serrés de la commune. Ma mère a baigné dans cette ambiance généreuse et, à son tour, a fréquenté des communistes de sa génération (je pense notamment au célèbre peintre navigateur Yvon Le Corre qui recherchait chez ma mère bien autre chose qu'un échange politique). Mais très vite le rôle de mère a supplanté celui de militante politique. 
D'aussi loin que je me souvienne mon père a toujours été sympathisant socialiste. Je comprends davantage les positions de mon père qui s'apparentaient plus à de l'intérêt particulier tout en affirmant faire déjà assez pour l'intérêt général. Chez nous, les Enarques et les hauts fonctionnaires, on ne les cotoient pas. Chez nous, si on fréquente un notable c'est parce que ma mère est femme de ménage. Chez nous quand on croise le patron c'est sur un chantier. 
Coincés dans des HLM ruraux, ces habitants ne connaissent pas l'ascenseur social. Les financiers publics préfèrent installer des escaliers. De toute façon les ouvriers connaissent la pénibilité au travail, un effort supplémentaire ne leur coûtera rien. L'effort social justement est une notion viscéralement présente dans cette classe inférieure. Je n'ai jamais entendu dans la bouche de mes parents les mots de progrès ou d'ascenseur social. Seuls les combats d'autrefois, assurent à la famille des prestations sociales. Moi, je sens déjà la discrimination sociale dans les regards et dans les attitudes élargissant la fissure des classes sociales. 
Comme tout bon parent, mon père aimerait sortir de l'ornière sociale son fils aîné (moi ) et le doter d'un bagage intellectuel. Le dico qu'il m'offre à l'âge de 9 ans m'aidera à plonger dans l'apnée de lectures abondantes, m'expulsera du socialisme français pour m'orienter vers le choix d'une vie : La Bretagne. Mes oncles et tantes aussi, de plus en plus, s'éloignent du socialisme devenu libéral et j'entends dans leurs propos revenir plus souvent le nom de Jean-Marie Le Pen. 
Pour sortir de week-end ennuyeux, les voyages dans les livres sont des lignes régulières. Ils m’emmèneront dans d'autres espaces, à la rencontre d'autres personnages. Est-ce à dire que c'est Kafka, Maupassant, Zola, Grall, Robin, ou Dostoievski qui m'ont sauvé de la noyade sociale et m'ont désorienté du dépit facile et de plus en plus prégnant de faire du FN un allié nationaliste, un ami blanc et un parent protecteur ? Certainement. 
En tout cas ce long apprentissage social, intellectuel et politique (oscillant entre l'autonomie, le vivre ensemble, l'anticapitalisme et l'autogestion) m'a aidé dans mes réflexions d'aujourd'hui sans renier d'où je viens et certainement pas ce que je suis devenu notamment sur mes engagements contre le Front National : il est certes agaçant de se faire rappeler à l'ordre par les biens pensants (flirtant avec la manœuvre politicienne) quand  après les élections on se comptera encore sur les doigts pour se mobiliser contre le FN dans des rassemblements. On s'en prendra encore plein la gueule parce que trop extrême, trop anti faf, trop hors système. On se fera menacer et insulter pendant que tous ceux qui ont voté pour Macron et qui nous rappellent à l'ordre, retourneront dans leurs pantoufles en continuant à nous accuser d'être des agités : quand on veut évacuer les eaux usées et alerter sur leurs désagréments sanitaires, il faut le faire tout au long de l'année et pas uniquement pendant un temps électoral.
Je ne rejoindrai donc pas les bataillons des déshérités du peuple qui croient trouver la sécurité dans les bras de Marine Le Pen. C'est une chance. Je ne rejoindrai pas non plus le cortège des déshérités de gauche pour voter Emmanuel Macron. C'est mon choix social car il n'y a aucune moralité dans leur marqueur politique et économique.
Merci à tous ces écrivains, à tous ces résistants et militants libres de m'avoir sorti partiellement des griffes de l'ignorance.

vendredi 21 avril 2017

Y'a de quoi ce marais ! Nav

Scribes d'humeur, partiellement publiés dans la revue d'Avril 2017 d'Eau et rivières de Bretagne. Rubrique : l'écho des marais.


Feu vert
Après avoir subi, depuis juillet 2016, 3 incendies volontaires sur les véhicules de l’association, Bretagne Vivante doit déplorer la nouvelle destruction d’une voiture de fonction (Le télégramme, 06/12/16). Agir pour l’environnement c’est la porte ouverte à tout type d’agressions et le feu vert à la banalisation des actes délictueux tant que les auteurs de ces forfaits ne seront pas appréhendés.

En vase clos
Le procureur de la République de St-Brieuc envisagerait de classer sans suite le dossier du joggeur, retrouvé mort dans la vasière du Gouesnant en septembre 2016 (Ouest-France, 13/12/16). Il estime en effet qu’il n’y a pas de lien de causalité entre la décomposition toxique des algues vertes et le décès, alors que le secteur présente de sérieux risques pour la santé en cas de contact avec la vase. Vivre en vase clos rend les déclarations suffocantes ?

Homophones
Les orientations du nouveau Schéma directeur régional des exploitations agricoles inquiètent les acteurs de l’agriculture durable (Le Télégramme, 13/12/16). « Nous ne cautionnons pas ses priorités qui privilégient les restructurations au détriment des installations », disent-ils. Les décisions finales des Safers font le bonheur des plus grosses exploitations. Les affaires sont les Safers.

Ça cocotte
Durant le mois de septembre dernier, l’inspection du travail a contrôlé 10 exploitations qui employaient des saisonniers pour la récolte du coco paimpolais (Ouest-France, 24/12/16). Plusieurs irrégularités ont été relevées notamment la quantité maximale de cocos que doit récolter un cueilleur et l’insalubrité de logements.  Travailler dans ces conditions, ça pue, ça cocotte.

Coquille vide
Des contrôles ont épinglé des marins-pêcheurs de la rade de Brest concernant la récolte de la coquille (Le Télégramme, 24/12/16). Pour contester la nouvelle règlementation qui limite la pêche à 250 kg par marée, certains armements ont « oublié » de débarquer l’intégralité de la pêche. La vente à la criée n’a pas pu se faire faute de prix correct. Moralité : esquiver c’est se retrouver sans activité.

Sale mine
Plusieurs communes du centre Bretagne se sont associées pour s’opposer au projet minier de Silfiac, mené par Variscan (Ouest-France, 07/01/17). Dans les Monts d’Arrée, c’est la commune de Loperec qui se mobilise contre les projets de recherches d’extraction d’or par deux compagnies minières (Le Télégramme, 06/01/17). Face à l’opposition croissante des Bretons, les dirigeants de ces compagnies doivent avoir la sale mine. 

Pop corn
Grâce aux révélations de Solidaires et du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, plus de 25000 T de maïs ont été bloquées au port de Brest  (Le télégramme, 10/01/17). La cause ? Un surdosage dangereux de la phosphine, pesticide gazeux utilisé pendant le transport en bateau. La marchandise appartient à Cobrena, filiale de Triskalia. Après le drone aéroporté, Triskalia innove dans le pop corn pour bétail. A s’en éclater la panse !

Pas très écolo
Les sénateurs se sont prononcés pour un assouplissement de la loi littoral en autorisant la construction dans les « dents creuses » (Le Télégramme, 15/01/17). En Bretagne, l’incompréhension est massive, au point où certains rêveraient de méthodes à la Corse. Utiliser le plastique et le plomb, ce n’est pas très écolo. Et puis le bâton de dynamite ce n’est pas ce qui réussi le mieux aux Bretons.

Ensablé
Lors de son passage en Bretagne, pour un meeting à Quimper, Emmanuel Macron a déclaré ne pas « avoir autorisé l’extraction de sable en baie de Lannion » (Ouest-France, 17/01/17). Le décret, accordant la concession d’exploitation à la CAN, a pourtant été signé par l’ex-ministre. Macron est bien en marche pour faire de la politique politicienne. Il finira très vite ensablé. C’est bien plus difficile pour avancer.

Guet-happen
Durant l’été 2015 les agriculteurs sont dans la rue et ciblent la grande distribution (Ouest-France, le 17/01/17). Un agriculteur d’Auray comparait en janvier pour dégradation d’un magasin par un moyen dangereux. Mais aucune partie civile à l’audience. « Un accord est passé entre Leclerc et la Fnsea dans notre dos, déplore le Procureur, et il n’y a plus de plainte ». Le président conclut à un guet-apens syndical. Le prévenu, relaxé, peut se réjouir de ce guet-happen.

Vent debout
Xavier Beulin briguait, avant son décès, un 3ème mandat à la tête de la Fnsea. Dans une interview accordée au Ouest-France, le 26 janvier, il est interrogé sur l’usage des pesticides et l’inquiétude des consommateurs. « Le premier marqueur, c’est la santé » Disait-il. Pourtant la Fnsea bataillait pour continuer à épandre à proximité des maisons. « Nous n’avons jamais contesté la question du vent ».  Xavier Beulin était effectivement vent debout pour rassurer le consommateur.

Mort aux vaches
A Commana, la mortalité élevée de vaches, chez un jeune producteur de lait, ont obligé les services de l’Etat a intervenir (Le Télégramme, 03/02/17). La chambre d’agriculture évoque un manque de soins et de la dénutrition. Dénoncé par les éleveurs du secteur, l’exploitant s’est dit touché par leurs accusations, certaines voix évoquant une campagne de « déstabilisation ». C’est bien plus efficace de crier « Mort aux vaches ! » après un voisin que lorsqu’il s’agit des forces de l’ordre.

dimanche 26 février 2017

concert de soutien aux faucheurs d'Ogm

Samedi 1er avril 2017, concert de soutien aux faucheurs volontaires au Chabada, à Angers, à partir de 18h30.

Retour des « Faucheurs de Sons » sur les terres du Chabada. Après un millésime 2016 cuivré, la thématique jamaïcaine de 2017 s’annonce pleine de vibrations positives. La soirée débutera par un apéro débat à 18h30 autour de l’actualité OGM et de quelques démarches paysannes locales alternatives. Puis, avec 15 ans de scènes dans le rétro, et des premières parties de grands noms du reggae, les Nantais de « One Seed » ouvriront la première récolte sonore avant de laisser la place à l’excellent cru d’Anjou de Simawé. Garanti sans OGM et certifié meilleur album reggae aux Victoires de la Musique 2016, Broussaï clôturera la session live pour laisser le public enflammer le dancefloor aux sons roots, ska, reggae de Phil de Planète Reggae et Rudy’s Back. Enfin Mystikal posera son sound system jusqu’à la fermeture des portes à 2h !

Tarifs : 10€, demandeur d'emploi, étudiant, carte Chabada,12€ prévente et guichet

Restauration bio sur place.


Pour plus d'info, n'hésitez pas à nous contacter : CSFVANJOU@gmail.com