A toutes les victimes de la bêticide

A toutes les victimes de la bêticide

jeudi 29 mars 2012

Tom Cruiser OSR : Mission impossible ?



La France envisage d'interdire le Cruiser OSR, mis en cause dans deux études.
Gast ! Ça c'est du lourd !
Le coupable porte un nom barbare : néonicotinoïde. Il s'agit d'une classe de pesticides largement utilisés depuis les années 90, et dont la nocivité pour les abeilles et les bourdons vient d'être prouvée par deux études française et britannique, publiées jeudi aux Etats-Unis. Le ministère de l'Agriculture a réagi jeudi soir, annonçant qu'il envisageait d'interdire le Cruiser OSR, du groupe suisse Syngenta, qui contient du thiamétoxame.
Paris attend, d'ici fin mai, un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire sur l'étude pour savoir si l'autorisation de mise sur le marché doit être retirée.

Des abeilles équipées d'une puce

Depuis plusieurs années, les populations d'abeilles et de bourdons sont en fort déclin, surtout en Europe et aux Etats-Unis. L'hypothèse des pesticides était déjà envisagée, mais jusqu'ici, les scientifiques ne comprenaient pas comment ils pouvaient agir.
L'étude française, menée par un chercheur de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), Mickaël Henry, et un autre des instituts des techniques agricoles, Axel Decourtye, s'est concentrée sur les abeilles. 653 de ces insectes ont été équipés d'une puce à radio-identification (RFID) permettant de les suivre.
Certaines ont ensuite reçu une dose de thiamethoxame, pesticide présent dans le Cruiser OSR. Les scientifiques ont alors constaté que les abeilles avaient du mal à retrouver leur ruche, car le pesticide interférait avec leur système cérébral de localisation. Désorientées, un grand nombre d'abeilles sont ainsi mortes. Cette mortalité a pu être intégré à un modèle mathématique. Conclusion : les populations d'abeilles exposées chutent à un niveau tel qu'elles ne peuvent plus se rétablir.

Des bourdons qui se nourrissent moins

Outre-Manche, ce sont deux chercheurs de l'université de Stirling, Dave Goulson et Penelope Whitehorn, qui se sont penchés sur des colonies de jeunes bourdons. Ceux-ci ont été exposés à de faibles doses d'un autre pesticide néonicotinoïde, appelé imidaclopride. Les doses choisies par les scientifiques sont comparables à celles qui se trouvent dans la nature.
Les chercheurs britanniques ont comparé le poids des nids des bourdons avant et après l'expérience et constaté que les colonies exposées avaient trouvé moins de nourriture, étaient plus petites et produisaient 85% de reines en moins. La raison : les bourdons ne fournissaient sans doute pas assez de nourriture pour la reine. L'année suivante, il y avait 85% de nids en moins.
Au Royaume-Uni, le bourdon est particulièrement menacé, s'est alarmé Dave Goulson, rappelant que "trois espèces sur 27 sont éteintes" et que sept sont en danger.

jeudi 22 mars 2012

le printemps est là, je glane du réconfortifiant !


le candidats des ruches...

Il est bien sympathique "le candidat des Ruches", contrairement au candidat des riches!
Chapeau bas Mr Derrien, pour ce que vous, et ceux qui vous ont précédé, apportent et ont toujours apporté à la campagne présidentielle: ce petit grain de folie nullement dénué de sens, qui met de la couleur, de la souplesse, là où sans vous, tout serait bien gris et sclérosé.

Alors merci pour le courage que vous avez, au de la de toutes les moqueries et sourires en coin que vous subissez, pour oser venir nous parler, nous alerter, à votre manière, sur un sujet comme celui de la survie de ces petites fées de la nature que sont les abeilles.

Pour votre humour, votre folie, votre courage et votre combat, je vous salue respectueusement! Angegabriel

Tiens bon, Dédé...

C'est pas une campagne électorale,
c'est un concours de Miss :

On nous enfume avec la Dette
et des promesses surréalistes
pour gogos suicidaires...

Et les abeilles, c'est pas émotionnel,
ça n'marche pas à TF1, c'est pas sexy !
Éliminer Sarko et ce qu'il représente, d'accord.
Mais l'avenir des abeilles est-il politique ?
Qu'il reste au moins dans la tête des électeurs qui pensent...
On ne reparlera dans 5 ans ! Sagamore

Dédé

courage ! On est tous derrière toi ! Emynona

Butinage ou bétonnage ? D. Cap (maire) : "Moi j'en ai rien à foot du butinage !"


vendredi 16 mars 2012

L'écolo populo ? Récréative et créative.

Propos recueillis par David DERRIEN auprès du candidat à l'élection présidentielle dédé l'Abeillaud

David DERRIEN : "dédé l'Abeillaud, tu viens d'annoncer ton retrait à la candidature pour les présidentielles. Puisque nous sommes entre nous mon dédé, peux-tu me donner tes premières impressions après plus de 2 mois de campagne ?
Dédé l'Abeillaud : Ecoute David, j'ai vécu à la fois une expérience enthousiaste et émouvante. En dehors des rencontres avec les médias, les amis apiculteurs et faucheurs volontaires, mon lapinou, tes semblables..., je retiendrais 2 temps forts qui m'ont marqué. Le premier se passe au Salon des agricultures où je suis apostrophé par un groupe d'une vingtaine de jeunes. l'un entre eux m'a reconnu et engage avec moi un débat. C'est après quelques instants qu'ils me font savoir qu'ils appartiennent tous aux JA (Jeunes Agricultures) organisation satellite de la FNSEA. Ils m'ont interrogé à tour de rôle : un coup le nucléaire, un coup l'Europe, un coup l’économie, un coup les OGM... les échanges sont restés sereins, pas d'embrouilles car dédé a adoucit les choses et que j'étais cohérent à la fois dans ce rôle, et dans celui que tu portes au quotidien David. je les ai respectés dans leur choix, comme ils l'ont fait avec moi. Second temps fort le lundi 26 février, suite à la réception de Mr Le maire Philippe BODARD sur la commune de Mûrs-Erigné (49), qui apporte publiquement son parrainage à ma candidature. Après les allocutions de circonstances, P. BODARD nous accueille pour le déjeuner, dans une pièce adjacente à la cantine scolaire. Nous nous installons, quand il me semble entendre le gazouillis d'une nuée d'enfants. je décide de pénétrer dans la salle de restauration. Stupeur affichée sur les visages, silence dans les rangs ou plutôt autour des tables. Je sors le grand jeu, c'est à dire le kazoo, et au bout de trois relances j'obtiens une chorale merveilleuse et éphémère (rien que d'écrire ces mots j'ai les poils qui se dressent sur mes pattes...). Avant de m'éclipser je profite de chahuter l'autorité que représente le directeur de l'établissement, ce qui fait bien marrer le couvain.

DD :  Concrètement tu as attiré à toi une certaine sympathie. Que peux-tu dire à tous ceux et celles qui t'ont soutenu ?
DA : J'aimerai leur dire qu'ils continuent à être libres et désintéressés. Que l'organisation de notre société humaine doit se détourner des rapports de force constants, incarnés par la compétitivité, la rentabilité, la concurrence, le consumérisme, le clientélisme, les faveurs.., IL FAUT NOUS APPRENDRE SANS LE POUVOIR ! Nous devons renoncer à un certain type de modèle libéral que l'on nous impose, que l'on entretien, que l'on modifie au grée des stratégies de l'oligarchie industrielle. 
J'aimerai leur dire que l'utopie est un doux terreau, qu'il nous oblige à être en éveil. Imaginons nous en tant qu'individu autrement pour se réaliser collectivement. Concrètement c'est à chacun, quand il se lève le matin, de réfléchir à quelle attitude adopter pour essayer au quotidien de respecter  l'environnement, c'est pour ça que je pense que l'écologie doit devenir populaire et sortir des partis où elle est cantonnée. Tu sais David, quand tu décides de tenter d'être en accord avec tes valeurs et de vivre en toute simplicité, en appliquant des principes de sobriété, la couleur du ciel le matin n'est plus la même, le vol du Milan noir t'apparaît plus majestueux... sois contemplatif et tu auras avec la somme de tes ressentis encore plus d'Amour à donner.
DD : Bon très bien dédé, mais tu n'as pas peur d'effrayer les gens avec ces propos ?
DA : Tu me connais David, le mâle chez les abeilles ne possède pas de dard, donc je ne pique pas ! Je suis inoffensif aussi sûrement que je suis offensif. Offensant ? je ne pense pas...officiant plutôt, officier au service de ma reine !
Tu sais aussi que ceci est un déguisement, que je suis un faux bourdon. Plus sérieusement, je serais d'accord avec toi si je parlais de révolution, de soulèvement... mais je n'y crois guère. L'espèce humaine veut disparaître ? Même si elle ne l'envisage pas, elle ne pourrait pas si prendre autrement pour y arriver! Elle veut s'épanouir ? Rien qu'à notre époque elle commence déjà à disposer d'outils qui lui permettraient de ralentir notre malheureux dénouement. Donc continuons le combat au sein de la désobéissance civile et non violente notamment.


DD : Tu peux donner quelques orientations, quelques pistes ?
DA : Osez être récréatifs et créatifs, osez endosser le déguisement de dédé l'Abeillaud. Aidez les plus jeunes et les plus vieux à l'enfiler. Favorisez l'émergence d'une nouvelle Vie, de nouvelles pensées, de nouveaux comportements, laissez place à vos émotions les plus douces. On vous jugera ? vous répondrez : le sable que tu as jeté sur mon corps enduit de mélasse ne prend pas sur moi !

Aujourd’hui, David, n'attends pas de moi que je propose des solutions toutes faites. D'ailleurs je n'ai pas de leçons à donner à qui que se soit. Vous voulez continuer à exister ? Testez le dédé ! Surtout les gars je vous conseille le collant !
Par contre nous pouvons rester en contact et croiser nos expériences ? Ici ou ailleurs. Si le cœur vous en dit ce lieu peut devenir une espèce de laboratoire d'idées, d'expérience, d'échanges, de pleurs et de rires. 

DD : Des regrets ?
DA : Si j'étais le candidat de la biodiversité, j'aurais aimé être aussi celui de l'ethni diversité. Ce n'est pas que nos écosystèmes qui disparaissent, les couleurs de l'arc en ciel humain s'affadissent également, quand des peuples indigènes, des peuples séculaires d'Afrique et d'Orient, du Tibet, de Palestine, des Roms et d'Amérique latine, et des peuples d'ailleurs, souffrent. Je n'oublie pas non plus la richesse linguistique d'Europe et que l'Etat français méprise plus particulièrement.

En tout cas, où que vous soyez, quelque soit votre parcours, votre profession, votre niveau social, David et dédé vous remercient apicalement de votre engouement pour la Nature et... les abeilles ! A+ nous l'espérons."
 
Off
Bon merci dédé... très émouvant... Je peux t'embrasser... Viens là mon David ! Allez prends moi fort dans tes bras ! ... Doucement quand même... fais gaffe à mes ailes...

mercredi 14 mars 2012

No Occupaded the street !

Depuis le mardi 13 mars, nous, demandeur-eus-s d'asile, militant-e-s, soutiens, occupons le Centre départemental d'action sociale (CDAS) à St Marc, Brest.

Nous occupons parce que nous voulons des logements pérennes pour toutes les personnes demandeuses d'asile, présentes aujourd'hui au CDAS (pas moins de 30 personnes, dont plusieurs enfants et quelques uns scolarisés). Elles ont déjà dû passer une semaine à la rue, après avoir été mises dehors des hôtels dans lesquels elles se logeaient depuis plusieurs mois. Or, l'Etat doit loger les personnes à la rue, pas les y mettre.

Occuper le CDAS c'est faire pression sur le Conseil Général, pour que lui fasse pression sur la préfecture. Cette dernière, a proposé de payer deux nuits d'hôtel. Nous avons refusé collectivement cette proposition, la jugeant insuffisante.

Nous continuerons à occuper jusqu'à l'obtention de logements pérennes.

Si vous voulez les soutenir, vous pouvez nous apporter de la nourriture chaude ou froide, ou venir une partie de la journée ou de la nuit pour tenir l'occupation.

Rédaction : Les occupant-e-s
Soutien de dédé l'Abeillaud

mardi 13 mars 2012

Retrait du candidat Dédé l'Abeillaud


   

Après maintenant 6 mois d'engagement, j'annonce le retrait de dédé L'Abeillaud aux élections présidentielles. Le soutien des 360 élus locaux n'a pas suffi dans la course à l'investiture suprême, mais nous sommes riches de toutes les rencontres faites et des liens tissés pour l'avenir.

Si nous nous sommes lancés dans cette aventure, c'était pour mettre en lumière tous ceux et celles qui œuvrent pour notre survie sur cette planète.
Et ils sont indéniablement plus nombreux que les 500 signataires nécessaires !!!

Les différents déplacements effectués lors de cette campagne et les retours sur le blog ont révélé l’important intérêt des français pour le maintien d'une biodiversité riche, variée et nécessaire. Nos concitoyens ont bien compris que leur vie future, et à fortiori, celle de leurs enfants, est en jeu.

Devons-nous laisser la planète, ou plus localement notre environnement, s'étioler, voire disparaître, sous les coups de butoir d'une économie globalisée, méprisante et déshumanisée? Car en défendant la diversité biologique, et notamment les abeilles, nous défendons l'espèce humaine.
Nous espérons qu'à travers nos engagements, la réflexion environnementale ait pu s'accroître, ou naître tout simplement. Il n'est jamais trop tard !

Dédé l'Abeillaud n'est pas un clown ! Dédé l'Abeillaud n'est pas un charlatan !
Dédé l'Abeillaud est un révélateur, un lanceur d'alerte !
Ce n'est qu'un début, continuons le combat environnemental et social !
Dédé l'Abeillaud poursuivra donc sa lutte sur tous les fronts. Le buzzz de son kazoo résonnera dans les campagnes Bretonnes principalement, et partout où on le sollicitera.

Dédé l'Abeillaud va essaimer !
Gare à vous pollueurs ! Une multitude d'Abeillauds vous surveille désormais aux quatre coins de la France... et d'ailleurs !
Au terme de cette campagne, dédé l'Abeillaud tient à remercier vivement ses deux plus proches collaborateurs : Mélisandre SALOMON, et Alain DAVID, militants actifs.
Marcel de la gare, auteur de truculents dessins.
Philippe BODARD, maire de Mûrs-Erigné (49), conseiller général et ardent écologiste, et tous les élus qui ont été attentifs à la candidature de dédé l'Abeillaud.
La FFAP ( Fédération Française des Apiculteurs Professionnels), pour son soutien financier.
Les Faucheurs Volontaires.
Et tous les apiculteurs qui se sont mobilisés auprès d'élus locaux.
Les médias pour leur interpellation et leurs relais auprès de la population.
A  bientôt pour la suite...          BZZZZ BZZZZ BZZZZ

mercredi 7 mars 2012

Ogm-miel : Démesuré de prendre des mesures immédiates ?


ci-dessous des photos de l'action de vendredi 02 mars à  la Direction régionale de l'agriculture et de la forêt à Rennes,
avec un courrier adressé à :
Madame la directrice de Cabinet de l'ex ministre de l’Environnement,,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,

"Sachant que vous êtes contraint par une réglementation européenne qui ne permet pas d'interdire sans distinction toute culture OGM en France et qui rend juridiquement difficile leur interdiction au cas par cas et pour faire cesser tout doute sur les intentions précises du gouvernement d'interdire effectivement la culture du MON 810, je vous demande :

1) en application de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003 :

- de prendre immédiatement une mesure conservatoire d'interdiction de la culture du maïs MON 810 sur le territoire français, sans attendre une éventuelle réponse formelle de la Commission européenne à votre récente demande d'interdiction européenne qui pourrait arriver après le début de la période des semis de maïs,

- de renforcer la solidité juridique de cette mesure conservatoire en l'appuyant aussi sur le risque de disparition du service écosystémique de pollinisation de la flore sauvage rendu par les ruchers, risque découlant de la décision de la Cours de Justice Européenne du 6 septembre 2011 interdisant la vente de tout miel contenant du pollen de maïs MON 810 (ou rendant son étiquetage OGM obligatoire en cas d'autorisation pour la consommation de ce pollen),

- d'envoyer à la Commission européenne une note complémentaire rajoutant ce même risque à votre demande de suspension d’urgence dans l'Union Européenne de l’autorisation de mise en culture des semences du maïs MON810, afin d'en renforcer la solidité juridique,

2) en application de l'article 26 bis introduit dans la directive 2001/18 par le règlement 1829/2003, et de l'article 2 de la loi sur les OGM du 25 juin 2008 (Art. L. 531-2-1.), et au vu de l'avis du Conseil Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies du 28 janvier 2011 en réponse à la saisine sur le projet de décret relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues de filières qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », de compléter le projet d'arrêté relatif aux conditions techniques de mise en culture envoyé à la Commission européenne le 19 janvier 2011 en interdisant :

- la culture de tout OGM polénifère ou nectarifère à moins de 10 kilomètres de toute ruche présente sur le territoire français,

- la culture de tout maïs génétiquement modifié à moins de 800 mètres de toute culture de maïs qualifié de "sans OGM" et à moins de de 10 kilomètres de toute culture de maïs dit "population", conventionnel ou qualifié de "sans OGM", dont la récolte est chaque année destinée à être utilisée en partie ou en totalité comme semences pour les années suivantes,

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations citoyennes."