A toutes les victimes de la bêticide

A toutes les victimes de la bêticide

samedi 25 janvier 2014

Les effets de serres à tomates

Dans sa revue d'automne 2006, l'association "Eaux et Rivières" publiée un article sur les effets de serres des producteurs de tomates. A la lecture de cet article, qui date de 8 ans, le représentant des organisations de producteurs, Pierre Diot (président de la section régionale tomates de Cerafel) annonçait que face "aux actes de délinquance environnementale" il se disait "prêt à intervenir pour que le producteur concerné modifie immédiatement sa pratique". Les clichés ci-dessous, pris entre l'automne 2013 et l'hiver 2014 se passent de commentaires, à l'exception des déclarations du même Pierre Diot en 2006. Extraits.
"le Cerafel développe depuis le milieu des années 1990 des politiques "environnementales et qualité". Gravats de route avec du goudron pour les fondations de remblai.

"La totalité des producteurs est engagée dans une démarche de qualité avec certification (agri-confiance...)". Dépotoir industriel à kervezingar.
"...que des choses fonctionnent bien (recyclage bâche et substrat) d'autres étaient effectives sur beaucoup d'exploitation". Avant...
...après.
"Enfin que persistait une vraie difficulté, concernant les clips et ficelles intimement mêlés à des déchets organiques. A moyen terme l'utilisation de matériaux biodégradables peut offrir une réelle perspective". 1 bobine de ficelle = 12 mètres. 1ha = 22000 plants de tomates. 12x22000 = 264 km de ficelle/ha. Ci-dessus "station expérimentale par dégradation naturelle" dans un bosquet de Plougastel.
Le représentant rappelle que depuis 1999 les acteurs économiques ont signé une Charte de qualité avec le Conseil général du Finistère, notamment sur le recyclage des déchets verts. Fanes...
et feuilles de plants de tomates.
et encore des feuilles, balancées au fond d'une parcelle, loin de la route, loin des regards (enfin pas de tous les regards, on ne peut pas toujours fermer les yeux).  

 Voir aussi http://ddlabeillaud.blogspot.fr/2013/02/a-beauvoir-un-remblai-quest-pas-beau.html

Photos prises à Roc'h nivelen, kervezingar huella, et au cosquer sur la commune de Plougastel-Daoulas (29).

dimanche 12 janvier 2014

Le bocal des beaux nez rouges

 Modifié le 04.02.14

Ceci est une contre-récolte

Selon le vote des électeurs du Télégramme (sans contrôle déontologique) diffusé fin 2013, le mouvement des bonnets rouges reste un des évènements marquants de l'année écoulée. Pourtant des Bretons se sentent éloignés des positions adoptées par les meneurs des bonnets rouges, en l’occurrence Christian Troadec et Thierry Merret et s'interrogent sur leurs réelles motivations. 

Thierry Merret - FDSEA
Christian Troadec - ???
Si au départ leur profil semble les séparer, deux points de convergence viennent les réunir : l'absence d'un discours écologique et à contrario une logique de maintien d'une agriculture productiviste et d'une économie agro-industrielle en Bretagne orientée aussi à l'export.
Pour faire face à l'explosion de colères affichées par la destruction de portiques ou de radars fixes, l'Etat, par l'entremise de son Premier Ministre, s'empresse de dévoiler "le pacte d'avenir" qui ne répond que partiellement à la crise de l'agro-alimentaire en Bretagne (on soutient l'activité des entreprises au détriment des salarié(es) par exemple) et surtout qui s'éloigne d'une orientation forte et nécessaire vers les principes de transition (écologique, énergétique, économique, territoriale,...) indispensables à un changement de paradigme.
La démarche est connue : on achète le silence et le calme (patronat). L'inquiétude est politicienne: l'électorat breton étant plutôt favorable au parti socialiste. Et bien des Breton(ne)s refusent de s'associer au mouvement des bonnets rouges car insuffisamment transparent et légitime pour parler d'une Bretagne audacieuse et rejettent le "pax d'avenir" adopté par la région, car inapproprié au contexte breton. 

Toute attitude pour s'affranchir autrement est salutaire. Nous choisissons la nôtre, la dérision face au "farce et attrape" des différents protagonistes.

C'est pourquoi l'invitation est lancée de rejoindre le Bocal des BEAUX NEZ ROUGES. Il vous suffit d'adopter une tête de vainqueur (c'est facile) puis d'assortir votre nez d'un bel objet rouge et de poster votre photo. Nous tenterons de réaliser une galerie de portraits avec vos tronches admirables et afficher un autre visage de la Bretagne. la photo est à envoyer sur la page facebook de dédé l'Abeillaud ou à disentus@gmail.com ou encore à l'occasion d'une rencontre à des manifestations, dans des foires...amzer'zo !

Dès lors, avec d'autres, si cela s'envisage, une organisation se mettre en place de façon à rendre publique cette démarche "oxygénante", désintéressée, indépendante et rigolote. Pour l'instant pas de charte, ni de cahier de doléance, ni de statuts, ni de blablabla, juste une adhésion de principe.

D'ores et déjà, le Bocal des Beaux nez rouges peut acter cette proposition de contre-récolte pour les États Généreux à  venir.

Rejoignez la campagne intitulée : "Pas CO2, pas de taxes".

"Pas de CO2", L'idée est de se positionner sur les conséquences du réchauffement climatique en Bretagne (voir actualité récente à Sein qui, à terme, deviendra la nouvelle Cité engloutie d'Ys) en soutenant toutes initiatives, projets, menés de manière collective, entrepreneuriale,...qui ont un impact sur la réduction des rejets de CO2 dans l'atmosphère.

"Pas de taxes", l'application de cette mesure, issue du Grenelle de l'environnement, telle qu'elle a été fomentée (consortium privé,...) ne convient pas à la Bretagne (accord historique de libre circulation). Elle ne peut qu'entraîner le rejet, perçue comme une écologie punitive, inégalitaire sur le principe alors que nous avons besoin d'une écologie populaire, d'adhésion.

Déjà plus d'une trentaine de beaux nez rouges s'est associée à l'émergence du Bocal. Voir ici  http://www.flickr.com/photos/113821729@N03/
 
Et s'il y a en un qui met son nez là où il ne faut pas, qui ne ménage pas son groin pour remuer la merde c'est bien le clown Jean Kergrist. On peut même ajouter qu'il a pris un certain nombre d'engagements forts en se mobilisant contre le nucléaire, contre l'oligarchie bretonne de l'Institut de Locarn ou encore contre le groinland merde in Breizh (et d'autres situations dont je connais moins la nature).

Jean Kergrist accepte d'être le parrain du bocal des beaux nez rouges. http://kergrist.pagesperso-orange.fr/index.html

Sortez couvert, mettez votre beau nez rouge, à bon odorateur, salut.
Pour le Bocal, David Derrien dit dédé l'Abeillaud

Qu'est ce que la contre-révolte des Beaux nez rouges ? La contre-révolte c'est promouvoir l'agriculture paysanne, une politique de l'eau, garantir un maintien de la biodiversité, le développement d'un transport différent, de parler de santé et de botanique, de veiller à la libre circulation des semences, aux ressources maritimes, de dénoncer l'accaparement des terres afin de réenchanter les champs,...)

(Toute similitude avec un autre accessoire serait fortuite et mal aisée. Toute comparaison avec une actualité réelle sera passible d'un fou rire punitif. Tous les personnages sont des personnages de fiction. Ils n'existent pas. Il est donc inutile de vouloir leur tirer les verts du nez).